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Nulla dies sin linea

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Vivre ou rêver sa vie...

Vous êtes sur un blog d'écriture qui a connu plusieurs mutations. Ce blog suit ma route depuis de nombreuses années désormais, perdant ou gagnant du contenu au gré des vents et de ma météo intérieure.

Cette route me plait, son paysage est plutot sympathique, parfois surprenant, burlesque ou inatendu, mais toujours intéressant, enrichissant à mes yeux.

Mi 2010 la route a biffurqué en angle droit, changeant brusquement d'orientation, de paysage et de destination. Le nouveau décor est si riche que je lui dois toute mon attention. Cela implique moins de temps pour écrire ici, faisant mentir en ligne ma devise "Nulla Dies Sin Linea".

Presque 5 années ont passées. Une pause dans laquelle j'ai vécu tout plein de belles choses qui, si elle m'ont enrichie, m'ont éloignée de l'écriture. Aujourd'hui j'ai d'autres priorités : Ririe (née en 2012), Fifi (né en 2013) et Loulou (né en 2015)... sans oublier leur géniteur "l'homme".
Mais l'envie est toujours là, alors pourquoi ne pas reprendre un peu le voyage ? Je ne promets pas de faire du quotidien, juste d'essayer de reprendre mon carnet de croquis... peut être un peu différemment ?

Cordialement,

CMASC,
aka Sylvia George

Archives

Cmasc, portraits croqués

Photo, peinture ou dessin, les portraits m'intéressent depuis longtemps. 
Que sait-on d'un personnage, face à son image ?
Que disent les lignes ?
Que cachent-elles ?

Je vous propose une expérience : chaque jour, à heure fixe, apparaît un nouvel article, portrait d'une personne réelle ou rêvée.  
Découvrez portraits croqués différement, par les mots plutôt que par les images. Acceptez cette invitation à un voyage dans l'imaginaire. 
Et profitez bien du paysage... 

30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 16:00

 

Archibald plissa les yeux tout en cherchant un exemple.

- Quand une femme te dit non, cela veut souvent dire oui, mais j'ai peur.

- Mouais, continuez.

- Quand elle te dit peut-être, ça veut souvent dire non.

- Et quand elle dit oui ?

- Quand elle dit oui, cela veut dire oui, peut être.

- Et pour dire oui tout court ?

Archie haussa les épaules.

- Oui tout court, ça n'existe pas en langage féminin.

Martin était dubitatif

- A mon avis vous êtes meilleur voleur que psychologue...

 

Guillaume Musso (né en 1974)
Que serais-je sans toi ?
Chapitre 26 "les belles choses que porte le ciel"


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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 16:00

 

dead-poets-society.jpg

 

 

"J'avais une religion

J'avais une vision

Et je vi le congo

Serpentin de noir

Traverser la forêt

Dans un éclair noir"

 

 

Vachel Lindsay "The Congo"
Le Cercle Des Poëtes Disparus
NH Kleinbaum

 


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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:00

 

coluche-20090306-497203.jpg

 

 

"L'intelligence est la chose la mieux partagée : quoi qu'on en est, on croit qu'on en a assez, vu que c'est avec cela qu'on juge !"

 

Coluche, de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci
(1944-1986)

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 16:00

"la suite officielle de Autant en Emporte le vent" existe aujourd'hui en poche. Cela s'appelle Le Clan Rhett Butler, et c'est écrit par Donald Mc Caig -à ne pas confondre avec le N°006 Daniel Craig-

A cause des grêves*, j'ai eu bien du mal à mettre la main sur un exemplaire. C'est dans la petite librairie de mon quartier que j'ai trouvé. Et je suis entrain de l'avaler tout rond...

Peu de Scarlett, la séductrice impitoyable, et beaucoup de Rhett, l'homme sombre amoureux. Pour toutes celles qui se sont demandé ce que le Rhett Butler pouvait trouver à cette sale fille, comment il a tenu le coup face à elle, les réponses sont là. 70 ans plus tard.

 

Les fans de Autant en Emporte le Vent ont donc dorénavant deux alternatives possible concernant le destin de Rhett et Scarlett. 

Car il ne faut pas oublier le succès commercial nommé Scarlett, écrit par Alexandra Ripley, publié en 1991 comme suite commandée par les héritiers de Margaret Mitchell.

Aujourd'hui, a pu Scarlett... Finit ! Oublié ! Poussé dans l'oubli au profit de ce nouvel opus. Pour ma part, quoi que j'ai pu penser du livre de Ripley, je suis un peu écoeurée par son reniement.

 

 

 

*Article de 2007 remanié... Pourtant les histoires de grêves sont toujours d'actualités. Comme quoi le temps passe en toute immobilité !

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:00

Maman

J'ai une surprisepour toi à la maison.

 

Miguel, 5 ans

Chouette c'est quoi ?

 

Maman

Devine !

 

Miguel, 5 ans, après quelques secondes de réflexion

 

C'est qui devine ?

 

 

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25 avril 2010 7 25 /04 /avril /2010 16:00

Dernier-elan

"Dernier Elan"

© TomaBw 2008

  

Je suis né il y a longtemps.

J’ai vécu mille et un printemps.

Immortel, toujours en mouvement,

Je vogue tout naturellement.

 

Ignorant de la mort comme de la naissance,

Le cycle de la vie garde son innocence

A mes yeux. Les hommes s’inquiétant par essence

De leur fin, semble paralysés dès l’enfance.

 

Alors, je veux leur faire un cadeau

Un répit pour leurs vies d’animaux.

Dans leurs sommeils je leur apparaîtrais en rêve,

Apporterais avec moi l’idée d’une trêve,

 

J’offrirais à chacun santé, bonheur et chance

Amour de son prochain, le choix d’une vie dense.

En échange je ne veux presque rien :

Une petite âme pour mon bien....

 

Après leurs morts évidement,

Ne m’intéressent pas les vivants !

La moralité des hommes est si futile,

Se damner est-il cher pour une vie utile ?

 

 


Texte en collaboration avec de-l-image-aux-mots.over-blog.fr Pour en savoir plus sur le projet de TomaBW c'est par (cliquer sur lien)

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 16:00

 

francoise-hardy.jpeg

 

"Mais mon arbre préféré se tient discrètement à l'écart et ne ressemble à aucun autre. Sans doute parce qu'il vient d'ailleurs. Son tronc peu épais soutient une multitude de branches longues et fines qui retombent en courbre gracieuses à une certaine distance du sol. C'est sûrement pour les protéger qu'il les a hérissées de feuilles dures et pontues. Il s'appèlel le "desespoir des singes" et je ne sais pas s'il m'attire parce que je suis un peu de sa famille ou qu'il me fait penser aux hommes qui m'ont désespérée. Eux aussi découragent l'approche en se rendant inaccerssible ou en lançant des piques. Fragiles comme ils l'étaient, que pouvaient-il faire d'autre ?"

 

Françoise  Hardy (née en 1944)

Le desespoir des singes et autres bagatelles
Dernier paragraphe de son autobiographie

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 16:00


VI


Leur arrivée à Feuillette fut triomphale. Ils furent salués par une armée de feuilles (les yennois utilisaient des feuilles de buis en lieu et place des confettis). Quand la calèche entra dans le parc, ils furent tous six (et même tous dix, car il y avait aussi un écuyer, un palfrenier, et deux valets habitants Yéna et entrants au service du palais royal à cette occasion) éblouis par le jardin qui, malgré que l'on soit en hiver, était splendide.


Quand la calêche s'arrêta devant le palais, le tapis rouge fut déroulé. Le roi arriva, un valet ouvrit la porte de la calèche et fit descendre les deux jeunes filles, puis les dames, puis les hommes, tous furent surpris, car au lieu d'un discours, le roi leur parla en ces termes :

- "je suis heureux de vous rencontrer !

- Bon-jour, monseigneur, dirent les six nouveaux d'une voix.

- Bonjour dit Amboise le Bon (le surnom du roi), Je ne suis pas très poli, mais j'ai horreur des discours, toutefois, je voudrais vous dire que vous pouvez m'appeler Amboise (tout court).

- Bien Amboise, dirent Carles (le père de Diane) et Charles

- Bonjour, je suis le prince Chambord, Je suis content de vous connaitre, surtout vous mesdemoiselles, dit Chambord en regardant Julie."


Diane el regarda, elle tressaillit, ce Chambord qu'elle connaissait depuis sa plus tendre enfance, ce Chambord qui était si beau, si pur, si vif, ce Chambord qu'elle aimait depuis environ douze ans, ce Chambord qui l'adorait depuis douze ans, ce Chambord elle le vit horrible d'âme, laid de caractère, dur, bête, vaniteux ; tout ce qu'il avait gardé de son enfance, c'était sa beauté qui rendaient folles de nombreuses filles.



CMASC, alors agée d'environ 12 ans.

Extrait de "La bague aux trois pointes", conte "Yenois" se déroulant dans son pays imaginaire

 

 

Ponctuation d'origine... Depuis j'ai apprit l'utilité des "." et laissé tombé les ";". Les notes en marge sont retranscrites entre parenthèses

Pour l'anecdote, au début du collège, j'avais pour obligation d'écrire tous les jours au moins deux pages dans un cahier d'écolier. Vingt ans après, je me souviens encore d'avoir négocié avec ma mère ce cahier à couverture rigide, et obtenu de mon père de ne pas écrire sur les deux premières et la dernière ligne de chaque page. J'avais aussi le droit de finir chaque chapitre par un dessin... quand il restait de la place sur la page.

Et euh... Oui, j'ai étée très marquée par les châteaux de la Loire...

Aujourd'hui, retrouver cette production/devoir m'amuse. Le plus frappant est l'écriture ronde et basculée vers la gauche presqu'à l'opposée de mon écriture manuscrite d'adulte.

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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 16:00

black-virgin.jpg"Vierge noire"

© TomaBw 2009

 

Fantômes ennemis

 

Connaissez-vous cette légende de Mathilde,

Vierge blanche morte loin de son fiancé,

Cherchant vengeance depuis, sans autre pensée,

Fantôme décédé à jamais intrépide ?

 

Un soir Mathilde acheva la vie par erreur

D’un aimable jeune homme à l’amante fragile :

Sa vierge inconsolable cercla son cou gracile

D’une corde, se jeta dans le vide en pleurs…

 

A l’instant de sa mort elle eût temps de maudire

Mathilde, sorcière mettant les hommes à mort !

Sans le savoir, la vierge a pu jeter un sort :

A chaque assassinat, Mathilde doit revivre

Perte de son amant, oubli de sa raison,

Toute l’horreur du choc, tout le mal illusoire.

La vierge noire est là, témoin du désespoir,

Mathilde doit souffrir, telle est sa punition.

 

Pourtant, cela n’allège aucunement la peine.

Vengée, la vierge noire est tout aussi fantôme.

Liées, les deux mortes ne forment plus qu’un atome

Tombant en spirale dans un gouffre de haine.

   

 



Texte en collaboration avec de-l-image-aux-mots.over-blog.fr Pour en savoir plus sur le projet de TomaBW c'est par (cliquer sur lien)

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 16:00

  jeanne.jpg

 

Sensuel
Heureux
Conseil
Studieux

 

 

Chaude, grâve, sensuelle, le son de sa voix au téléphone suffit à m’éveiller. Avec elle la plus simple conversation quotidienne est un voyage vers l’absolu.
Ses mains, une gauche, une droite, dix doigtsouples, déterminés, curieux semblent avoir leurs vies propre.
Son souffle contre ma peau qui se hérisse, oiselle à chair de poule dans la chaleur de l’instant.
J’aime son corps, ses jambes d’hommes interminables, musclées, fines, poilues, sa poitrine blanche à laquelle je pose mon oreille, écoutant ses bruits intérieurs, rythmés par le battement régulier de son cœur.

 

« il bat toujours ?
Un instant j’ai eu un doute...
Oui, il est là »
Comme quoi il existe.

 

Etendus l’un contre l’autre dans la pénombre, peau contre peau, rêverie commune et séparée, nous sommes amants. Machinalement, je caresse son ventre, son cou que je connais si bien, son profil bien dessiné. A cet instant, la fossette qui lui barre si souvent le front si souvent, ligne verticale entre ses sourcils, semble n’avoir jamais existée. Il sait que je le regarde en lui picorant le visage. Se retournant, il déploie ses grand bras, les referme autour de moi. Je deviens petite et fragile.
Belle aussi.

 

Merci.

 

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Si une bonne âme peut me donner la technique pour réduire la taille de la colonne de droite d'un blog overblog à 3 colonnes, j'aprécierais grandement... (contact via le formulaire ou les commentaires aux articles)

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