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Nulla dies sin linea

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Vivre ou rêver sa vie...

Vous êtes sur un blog d'écriture qui a connu plusieurs mutations. Ce blog suit ma route depuis de nombreuses années désormais, perdant ou gagnant du contenu au gré des vents et de ma météo intérieure.

Cette route me plait, son paysage est plutot sympathique, parfois surprenant, burlesque ou inatendu, mais toujours intéressant, enrichissant à mes yeux.

Mi 2010 la route a biffurqué en angle droit, changeant brusquement d'orientation, de paysage et de destination. Le nouveau décor est si riche que je lui dois toute mon attention. Cela implique moins de temps pour écrire ici, faisant mentir en ligne ma devise "Nulla Dies Sin Linea".

Presque 5 années ont passées. Une pause dans laquelle j'ai vécu tout plein de belles choses qui, si elle m'ont enrichie, m'ont éloignée de l'écriture. Aujourd'hui j'ai d'autres priorités : Ririe (née en 2012), Fifi (né en 2013) et Loulou (né en 2015)... sans oublier leur géniteur "l'homme".
Mais l'envie est toujours là, alors pourquoi ne pas reprendre un peu le voyage ? Je ne promets pas de faire du quotidien, juste d'essayer de reprendre mon carnet de croquis... peut être un peu différemment ?

Cordialement,

CMASC,
aka Sylvia George

Archives

Cmasc, portraits croqués

Photo, peinture ou dessin, les portraits m'intéressent depuis longtemps. 
Que sait-on d'un personnage, face à son image ?
Que disent les lignes ?
Que cachent-elles ?

Je vous propose une expérience : chaque jour, à heure fixe, apparaît un nouvel article, portrait d'une personne réelle ou rêvée.  
Découvrez portraits croqués différement, par les mots plutôt que par les images. Acceptez cette invitation à un voyage dans l'imaginaire. 
Et profitez bien du paysage... 

17 juillet 2012 2 17 /07 /juillet /2012 08:00

 

pied nu

mocassin2J'ai eu une paire de mocassins, le genre de truc inusable que l'on peut porter avec toute sa garde robe. Eté  ou hiver, je les ai portées très longtemps. Elles correspondaient tellement à l'image de la chaussure pafaite que je pensais avoir trouvé mon style.

Un jour je les ai regardées différement. Malgré les chaussettes je transpirais, tout en ayant froid. mon pied était si serré que j'avais les ongles qui poussaient incarnés. Parfois je préferais rester assise chez moi plutot que de devoir faire quelques pas.

Alors je me suis demandées ce qu'elles foutaient à mes pieds, et je les ai enlevées.

Pendant longtemps je n'ai plus portées quetong des claquettes. elles m'allaient bien, j'avais les pieds à l'air. Pas d'ampoules ni de cors, toujours de l'air, jamais trop chaud. Après la pluie, les pieds séchaient en quelques instants, au gré du vent. la marche sans contrainte.

 Mais un jour par hasard, j'ai rencontré une nouvelle paire de chaussures. Ce n'était pas des mocassin s, ni des tongs, mais des bottes. De simples bottes de bateau, bleu avec des bandes blanches.
bottedJe n'avais jamais portées de bottes jusque là.
Je n'avais même jamais eu l'idées d'en essayer.
Elles étaient
là, au milieu du magasin... semblaient me regarder.

Alors je les ai essayées.

Jamais une paire de souliers ne m'avait chaussée comme cela. elle m'enveloppait, me tenait au chaud et à l'abri des embruns. Mon pied était calé sans être serré. Toujours chez le marchand, je n'ai pas voulu les ôter. Alors j'ai payé ma paire de bottes j'ai laissé sa boite et la paire de savattes à la caissière du magasin.

Et je suis partie vivre à la mer.


bottes2

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 16:00


Un bruit, un bruit derrière lui, un bruit bizarre derrière lui, puis une langue affectueuse sur son oreille. Sébastien ne bouge plus. Il est paralysé. Il attend. Un souffle chaud dans son cou… Sébastien regarde sur le sol l’ombre de la chamelle qui est derrière lui…

- « Oh, mon amour ! » Dit-il en enlaçant l’animal, la serrant de toutes ses forces. La chamelle le regardait de ses yeux doux. N’y résistant plus, Sébastien l’embrassa langoureusement sur les babines.

Aussitôt, le jeune homme se transforma en chameau. Heureux, il partit avec sa belle au pays du soleil haut perché où ils se marièrent et eurent beaucoup de petits bébés chameaux.

 

Fin

 

Nota : écrit par N, S, H et C, en 1998. Ce conte est une coopération entre 4 étudiants s'ennuyant durant leurs cours d'amphithéatre.

Pour Info, à l'époque Shrek n'était pas nez

 

A lire, La Mécanique du cœur, roman de Mathias Malzieu Aussi connu sous le nom de "Dionysos"

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 16:00

 

 

Aveugle, brûlé et fatigué, il marcha sans arrêt pour enfin arriver à une oasis apparemment abandonnée. Normal, me direz-vous : il n’y avait plus qu’un seul palmier. Cela ferait au moins de l’ombre pour son visage. Il eut alors une vision. Enfin, des centaines de visions. Et de quoi, de quoi, de quoi, à votre avis ? Eh, oui : de bouteilles d’eau ! Était-il déjà guérit ? Il en était certain maintenant. Il retourna à son mirage pour voir si, quand même, il ne rêvait pas. On lui apportait de l’eau.

Attendez, on lui apportait ? Non ! Elle lui apportait de l’eau. Mince, ce n’était pas une solution, le désert.

- « BOUHOUHOUH ! » Sébastien pleurait.

Des mois passèrent mais, sans cesse, l’image de son amour l’accompagnait. Alors Sébastien décida de rentrer chez lui. Sur le chemin du retour, il s’arrêta dans un village en Tunisie. Il faisait chaud, les habitants dormaient. Il but au puits et décida de faire un vœu :

- « Je veux que la femme de ma vie m’apparaisse maintenant. »

 

La suite demain

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 16:00

 

Il visitait, mais il s’ennuyait ferme car il pensait à sa Belle.

Et alors, et alors, et alors ?

Eh, bien, il s’ennuyait quand même finalement. Il ne cessait de la voir partout : dès qu’une fille passait, il la regardait le cœur battant, espérant que ce soit elle… Plus le temps passait et plus Sébastien soupirait. Cet amour fou, cet amour impossible lui faisait du mal… Pourquoi elle ?

Parce que c’était la seule femme à qui il n'avait jamais parlé ?

Pour éloigner toutes ces visions, il se dit qu’il valait mieux s’éloigner des femmes. Sébastien quitta donc l’Espagne pour s’exiler au Sahara, loin de toute civilisation. Pour être sûr de rester seul, il marchait dans le désert la nuit et dormait, à moitié enfouie dans le sable, dès que le jour paraissait. Mais, malheureusement, Sébastien avait oublié ses lunettes et sa crème de protection UV. Après trois jours, sa peau n’en pouvait plus et ses yeux… Il ne pouvait plus les ouvrir.

La suite demain

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 16:00

 

 

Continuons. Sébastien (qui n’a rien à voir avec celui de l’histoire sans fin) décida de suivre les conseils de la psy. Il partit faire le tour du monde pour ainsi essayer d’oublier son "amour", devenant ainsi "l’homme qui habite loin de chez lui". Sébastien, qui habitait dans les Pyrénées (rapport à "Belle et …") commença par l’Espagne, avec son soleil, ses oranges, et sa chaleur.

la suite demain

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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 16:00

Conte de 828 mots à 8 mains et 4 cerveaux

 

- « A quoi bon l’aimer si ce n’est pas réciproque ? » Se disait-il.

Toute sa vie lui avait été dédiée et maintenant tout s’écroulait par terre. Mais, en fait, l’aimait-il encore, Ou n’était-ce qu’une habitude, un "arrangement" psychologique de son inconscient pour ne pas faire face au fait qu’il n’avait jamais aimé personne ? Pour quelles raisons était-il comme cela ? Un choc émotionnel dans sa petite enfance ? Une nounou trop chaleureuse ? Pour le savoir, il alla consulter (après ses amis) des docteurs qui ne purent ni expliquer son cas, ni encore moins le guérir.

- « Mais quel est mon problème ? » Les psy lui expliquaient aussitôt d’où provenait son malaise : « En fait, jeune homme, vous n’avez tout simplement pas confiance en vous. Vous mangez bien le matin ? Aaah, Oui ? Et que pensez-vous de la Yougoslavie ? » De questions bêtes en affirmations idiotes, une psychologue réussit à faire pleurer Sébastien. « Oh, Kay ! » dit-elle « je vois ce qui ne va pas… »

- « Ah oui, ah oui, ah oui, Alors vous allez pouvoir enfin me guérir ! » Demanda Sébastien, plein d’espoir d’un seul coup… « je ne vois qu’une seule chose à faire » dit la psy, « il vous faut partir loin de cet amour impossible, loin de chez elle donc loin de chez vous. Il faut partir en exil. »

(Au fait, il s’agit d’une psychologue : pourquoi pas un psychologue ? C’est vrai quoi : à chaque fois que l’on parle de psychologue on a l’image d’une bonne femme entre deux âges de taille moyenne et un peu grosse qui mâche des Carambar en fumant la pipe… C’est vraiment banal ! Enfin, chacun ses références).

 

La suite demain

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 16:00

"la suite officielle de Autant en Emporte le vent" existe aujourd'hui en poche. Cela s'appelle Le Clan Rhett Butler, et c'est écrit par Donald Mc Caig -à ne pas confondre avec le N°006 Daniel Craig-

A cause des grêves*, j'ai eu bien du mal à mettre la main sur un exemplaire. C'est dans la petite librairie de mon quartier que j'ai trouvé. Et je suis entrain de l'avaler tout rond...

Peu de Scarlett, la séductrice impitoyable, et beaucoup de Rhett, l'homme sombre amoureux. Pour toutes celles qui se sont demandé ce que le Rhett Butler pouvait trouver à cette sale fille, comment il a tenu le coup face à elle, les réponses sont là. 70 ans plus tard.

 

Les fans de Autant en Emporte le Vent ont donc dorénavant deux alternatives possible concernant le destin de Rhett et Scarlett. 

Car il ne faut pas oublier le succès commercial nommé Scarlett, écrit par Alexandra Ripley, publié en 1991 comme suite commandée par les héritiers de Margaret Mitchell.

Aujourd'hui, a pu Scarlett... Finit ! Oublié ! Poussé dans l'oubli au profit de ce nouvel opus. Pour ma part, quoi que j'ai pu penser du livre de Ripley, je suis un peu écoeurée par son reniement.

 

 

 

*Article de 2007 remanié... Pourtant les histoires de grêves sont toujours d'actualités. Comme quoi le temps passe en toute immobilité !

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 16:00


VI


Leur arrivée à Feuillette fut triomphale. Ils furent salués par une armée de feuilles (les yennois utilisaient des feuilles de buis en lieu et place des confettis). Quand la calèche entra dans le parc, ils furent tous six (et même tous dix, car il y avait aussi un écuyer, un palfrenier, et deux valets habitants Yéna et entrants au service du palais royal à cette occasion) éblouis par le jardin qui, malgré que l'on soit en hiver, était splendide.


Quand la calêche s'arrêta devant le palais, le tapis rouge fut déroulé. Le roi arriva, un valet ouvrit la porte de la calèche et fit descendre les deux jeunes filles, puis les dames, puis les hommes, tous furent surpris, car au lieu d'un discours, le roi leur parla en ces termes :

- "je suis heureux de vous rencontrer !

- Bon-jour, monseigneur, dirent les six nouveaux d'une voix.

- Bonjour dit Amboise le Bon (le surnom du roi), Je ne suis pas très poli, mais j'ai horreur des discours, toutefois, je voudrais vous dire que vous pouvez m'appeler Amboise (tout court).

- Bien Amboise, dirent Carles (le père de Diane) et Charles

- Bonjour, je suis le prince Chambord, Je suis content de vous connaitre, surtout vous mesdemoiselles, dit Chambord en regardant Julie."


Diane el regarda, elle tressaillit, ce Chambord qu'elle connaissait depuis sa plus tendre enfance, ce Chambord qui était si beau, si pur, si vif, ce Chambord qu'elle aimait depuis environ douze ans, ce Chambord qui l'adorait depuis douze ans, ce Chambord elle le vit horrible d'âme, laid de caractère, dur, bête, vaniteux ; tout ce qu'il avait gardé de son enfance, c'était sa beauté qui rendaient folles de nombreuses filles.



CMASC, alors agée d'environ 12 ans.

Extrait de "La bague aux trois pointes", conte "Yenois" se déroulant dans son pays imaginaire

 

 

Ponctuation d'origine... Depuis j'ai apprit l'utilité des "." et laissé tombé les ";". Les notes en marge sont retranscrites entre parenthèses

Pour l'anecdote, au début du collège, j'avais pour obligation d'écrire tous les jours au moins deux pages dans un cahier d'écolier. Vingt ans après, je me souviens encore d'avoir négocié avec ma mère ce cahier à couverture rigide, et obtenu de mon père de ne pas écrire sur les deux premières et la dernière ligne de chaque page. J'avais aussi le droit de finir chaque chapitre par un dessin... quand il restait de la place sur la page.

Et euh... Oui, j'ai étée très marquée par les châteaux de la Loire...

Aujourd'hui, retrouver cette production/devoir m'amuse. Le plus frappant est l'écriture ronde et basculée vers la gauche presqu'à l'opposée de mon écriture manuscrite d'adulte.

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 16:00

Derrière ce mot se niche la plus grande inquiétude des hommes et des scribouillards. La femme qui écrit ignore celle qui est la plus inquiétante : incapacité intellectuelle ou physique ? Refusant de trancher, j’ai toutefois mon idée.

 

L’angoisse de la feuille blanche.

 

Pour y palier, Collette usait de papier bleu, Balzac pensait à sa pitance. Et moi ?

Ce n’est pas la page blanche qui m’inquiète. C’est la qualité de ce que j’y pose. Rare est la prose que moi que je souhaite dévoiler. Et pourtant… Au fond de tous mes écrits je me retrouve parlant de moi.

 

Pourquoi ?
Pour quoi ?

 

Parce que je suis comme les autres. Chaque auteur ne maîtrise qu’un seul sujet : lui. Le reste n’est que projection. Du reste, Est-ce qu’une personne se connaît jamais tout à fait ? Refusant de trancher, j’ai là aussi mon idée.

 

Parler des autres à travers soi ?
Parler de soi à travers les autres ?
Difficile de savoir : ou s’arrête l’égo, ou commence l’autre ?

 

Bien plus simple est certainement de faire abstraction de la page, papier ou écran, pour se concentrer sur l’image à projeter.

 

Bien plus simple, soit. Pas le plus facile, à mon avis.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:00

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"Bientôt, grâce à leurs efforts, Emile peut occuper son cabinet de travail, une immense pièce dont les 5,50m de hauteur s'ouvrent sur une large baie vitrée donnant sur la seine. Une colossale cheminée Renaissance, des vitraux du XVe sciècle, et l'habituel méli-mélo d'antiquailles (tapisserires, armures du Moyen Âge, meubles japonais, bibelots XVIIIe) meublent cet atelier consacré à l'écriture, comme le rappelle la devise de Balzac inscrite au dessus de la cheminée : Nulla dies sine linea."
Evelyne Bloch Dano,
Madame Zola, biographie
Ed Le livre de poche, page 157
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Problème ancilaire

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