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Nulla dies sin linea

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Vivre ou rêver sa vie...

Vous êtes sur un blog d'écriture qui a connu plusieurs mutations. Ce blog suit ma route depuis de nombreuses années désormais, perdant ou gagnant du contenu au gré des vents et de ma météo intérieure.

Cette route me plait, son paysage est plutot sympathique, parfois surprenant, burlesque ou inatendu, mais toujours intéressant, enrichissant à mes yeux.

Mi 2010 la route a biffurqué en angle droit, changeant brusquement d'orientation, de paysage et de destination. Le nouveau décor est si riche que je lui dois toute mon attention. Cela implique moins de temps pour écrire ici, faisant mentir en ligne ma devise "Nulla Dies Sin Linea".

Presque 5 années ont passées. Une pause dans laquelle j'ai vécu tout plein de belles choses qui, si elle m'ont enrichie, m'ont éloignée de l'écriture. Aujourd'hui j'ai d'autres priorités : Ririe (née en 2012), Fifi (né en 2013) et Loulou (né en 2015)... sans oublier leur géniteur "l'homme".
Mais l'envie est toujours là, alors pourquoi ne pas reprendre un peu le voyage ? Je ne promets pas de faire du quotidien, juste d'essayer de reprendre mon carnet de croquis... peut être un peu différemment ?

Cordialement,

CMASC,
aka Sylvia George

Archives

Cmasc, portraits croqués

Photo, peinture ou dessin, les portraits m'intéressent depuis longtemps. 
Que sait-on d'un personnage, face à son image ?
Que disent les lignes ?
Que cachent-elles ?

Je vous propose une expérience : chaque jour, à heure fixe, apparaît un nouvel article, portrait d'une personne réelle ou rêvée.  
Découvrez portraits croqués différement, par les mots plutôt que par les images. Acceptez cette invitation à un voyage dans l'imaginaire. 
Et profitez bien du paysage... 

24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:00

collie-copie-1.jpg

Des yeux vairons
Un collier blanc
Des poils longs
Un brin attachant

 

Elle avait quinze ans. Elle réclamait un chien depuis longtemps. Ses parents avaient finit par accepter un chien. Elle voulait un berger d’Ecosse. Eux aussi. Pas à la mode, les descendant de Lassie n’était pas si facile à trouver. Appels aux SPA du coin, puis aux animaleries.

 

C’était un samedi après midi.

 

Après de nombreux coup de fil, la mère de la jeune fille parlât à une femme avait un colley à vendre. Agé de quatre mois, il était né en Bretagne. Nanti d’un pédigrée long comme un jour sans pain, l’animal coûtait plus cher qu’un bras.

 

A la façon dont la femme en parlait, la jeune fille savait que c’était lui : son chien.

 

En raccrochant, sa mère la regarda en riant. « Hors de question… Bien trop cher… Les gens sont dingue… Mettre ce prix dans un chien ! » La jeune fille n’écoutait pas. Elle savait.

 

C’était un samedi en fin d’après midi.

 

Les jours sont courts en hiver. La nuit était tombée lorsque l’ado entrât dans l’animalerie flanquée de ses deux parents. Ne voyant personne, ils filent vers les cages des chiens. Une demi-douzaine de chiots les accueille en jappant.

Mais de colleys, point.

Dépités, ils reviennent à l’accueil.

C’est là qu’elle le vit pour la première fois. Derrière le comptoir, le jeune chien se tenait assis, postérieur coincé sous un tabouret, pattes avant tendues de manière à faire gonfler son poitrail, réplique miniature d’une crinière de lion. Sur le tabouret, un chat tigré couché le regarde l’air indifférent.

Gris taché de noir, le collier blanc, l’animal est atypique. Les poils de sa face sont fauve, une ligne blanche la séparant verticalement en son milieu. D’un côté l’œil est marron, les poils du haut du front et de l’oreille sont noirs. De l’autre, l’œil est bleu et les poils gris mouchetés de noir. Une tache rousse sur le haut et noire sur le bas cercle chaque œil de façon symétrique, donnant un regard de clown à ce chiot de race.

 A la vue de sa futur maitresse, le chien sourit, se lève, vient vers elle. La jeune fille le caresse. Aucun doute, c’est bien lui.

 

Le chiot fera le trajet vers son nouveau foyer calé sur les genoux de sa jeune maitresse. 

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 16:00
Megan.jpg
Une perruque aubergine
Une allure dans le vent
Fred est une drag queen
Aux vêtements moulants



Fred finit de lacer ses bottes à semelles compensées. Ce n’est pas aisé du tout. Son pantalon sur mesure semble avoir été cousu sur lui. De fait, il n’est jamais totalement sûr de pouvoir rentrer dedans. Aujourd’hui, rien que pour s’y glisser, il a mit cinq bonnes minutes.
Un dernier nœud, il se lève. Avec ces chaussures, il mesure plus de deux mètres de hauteur. Hector lui tend son "tablier". De skaï et de tissus, son plastron est inspiré des tenues d’escrime. Il n’a pas de poitrine, mais des sortes de pectoraux et s’allonge jusqu’entre les jambes sous forme de coque. Il donne au costume un aspect super-héros.
Hector ressert le lacet du corset, mettant en valeur la taille étroite du jeune homme. Fred peut à peine respirer. Il sait exactement ce que pouvait ressentir la marquise de Merteuil lorsqu’elle était aprétée.
Fred aurait voulu être la marquise de Merteuil.

Il était prêt.
Un coup d’œil dans le miroir pour contrôler son maquillage, il ajusta une mèche de sa perruque. Hector le regardait, approbateur. L’admiration se lisait dans ses yeux. Fred lui sourit. « On y va. »

Les deux hommes sortirent de la salle d’essayage. Dans les couloirs de la boite de nuit, les fêtards blasés s’arrêtaient net sur leur passage : la beauté de Fred était saisissante.
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:00
match-d-impro_zoom.jpg
Peut importe d’où il sort
L’encombrant personnage,
Revient toujours à bon port
Rendons lui cet hommage



Ils sont douze, six, de chaque côté. Ils portent des maillots trop grand pour eux, bleu à gauche et rouge à droite. Seulement deux d’entre eux, un homme en bleu et une femme en rouge sont debout au centre de la scène. Il est affairé, elle a l’air surprise et inquiète.

- « Gérard ? GERARD !!! »
Les joueurs se regardent, l’esprit désespérément vide. Un homme se décide, se lève du banc. Grand, blond, il s’avance jusqu’à une porte en air.
- « Ding, dong »
La joueuse adverse traverse la patinoire à grand pas, ouvre la porte.
- « Ah ! Chéri ! Enfin ! Mais où étais-tu passé ? »
Gérard entre sur scène, son épouse referme la porte en air derrière lui. Réfléchir à 100 à l’heure, mais pas trop quand même.
« Pardon pour le retard Dorothée, j’étais entrain de laver le bassin à poisson. Cela a prit un peu de temps, le combattant et le clown s’étant encore frittés. Ces deux là sont incorrigibles… »

Gérard fait mine de découvrir l’homme présent dans ce séjour virtuel. Un bloc note virtuel à la main, l’huissier, puisque apparemment il s’agit d’un huissier, était entrain d’inventorier le mobilier fictif de ce couple.
- « Chéri », dit la jeune femme, « ce monsieur prétend que tu n’as pas payer les traites d'une Ferrari. J’essaie de lui expliquer que nous n’avons pas de voiture de course, mais il ne veut rien entendre.
- Ben, euh, faut que je te dise, mon amour… Nous n’avons plus de Ferrari en effet », répondit Gérard. Dorothée se tourna vers l’huissier :
- « Vous voyez bien qu’on a pas de voiture !
- En fait, c’est "plus de"… nous n’avons plus de voiture… Elle est partie à la casse après avoir rencontré brutalement un mur dans une ligne droite» corrige Gérard, provoquant l’hilarité du public.
(…)
L’arbitre siffle la fin du temps réglementaire.
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 16:00

mug-Sylvia-copie.gifEn céramique blanche,
Un logo sur l’avant
Des lèvres posées sur sa tranche
Boivent un café au goût navrant


Le tiroir s’est ouvert, et elle m’a saisit. A coté de moi, sur le plan de travail, la bouilloire sifflait déjà.  Les grains de café soluble font un joli bruit en tombant dans mon fond. L’eau bouillante creuse des microfissures dans mon émail.
J’ai chaud, à la limite du supportable.
Une cuillère s’enfonce en moi, me donne le tournis tout en m’esquintant les bords dans un bruit métallique. Sans me laisser le temps de calmer les flots tourbillonnants, j’ai été saisie par mon anse : je vais en réunion.


On m’a posé sur une table. Non loin de moi, le jumbo beige de la chef du service me regarde, indifférent. Les autres sont arrivées, l’un après l’autre : la tasse fleurie de l’assistante, le mug bleu marine du comptable et le verre d’eau de la stagiaire.
Nous sommes posés là, chacun devant son maître, témoins muets des secrets de l’entreprise. De temps en temps, l’un de nous est attrapé, porté aux lèvres, vidée d’une ou de deux gorgées, reposé.


Si j’avais pu être une tasse de grand restaurant, comme mes voisines de chaines à l’usine, j’aurais pu connaître la variété, les boissons exotiques. Mais il faut que je m’accepte : je suis un mug de bureau, et pas plus que l’agrafeuse je n’ai le choix de ma tâche. A cet étage, nous ne servons qu’au café en poudre, ou au thé "jaune" acheté par boite de cent sachets.
Les grains solubles ne se sont pas tous biens dissous dans l’eau bouillante et mon fond me gratte.
Je n’aime pas contenir du café lyophilisé.


Un jour, j’échapperais d’une main maladroite. Me brisant sur le sol, je connaîtrais ma fin :  perdu au fond d'une longue corbeille étroite, j'achèverais ma vie stupide sans destin.


Article lié : le pire métier du monde...

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 16:00
Grand brun fin,
Allure blafarde
Vivant grand train
Comme par mégarde


Elle était dans la pièce à côté. Dans son lit. Il n’en revenait pas de ce petit miracle. Thierry se leva, passa la tête par l’embrasure de la porte.
Elle était là, à un mètre de lui. Couchée sur le coté, ses longues jambes ramenées contre la poitrine.
Elle dormait.
Ses  cheveux clairs cachaient en partie son visage, mais il voyait sa bouche bien ourlée.
Thierry avança jusqu'à la tête du lit. Il s’agenouilla devant elle, la contemplant longuement.
Son souffle était régulier. Il était hypnotisé par sa poitrine qui se soulevait et se baissait régulièrement. Elle était tellement belle. Son visage si expressif était si doux dans le repos.

Thierry était envoûté.
Il le savait.
S’en foutait.
S’en réjouissait ?
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 16:00
destruction-vue-aerienne.jpg19 ans, une bouille ronde
Connait déjà la prison
La fatalité de ce monde
Est sa bénédiction.


C’est arrivé pendant qu’il dormait. Croyant être secoué par un de ses compagnons de cellule, Théodore n’a pas ouvert tout de suite les yeux. Il a vécu le tremblement de terre comme un rêve, ne retenant que le vacarme.
Le vacarme, et la porte qui s’est ouverte.
Théodore est libre.
Cela fait dix-neuf mois qu’il n’a pu faire plus de cent mètres dans la même direction.
Lorsqu’il a franchit le seuil délaissé de la prison, Théodore s’est mit a courir.
Droit devant.
Aussi vite qu’il le pouvait.

La soif l’a arrêté.
Il a regardé autour de lui. A vu. Les gravas, la désolation, les gens qui appelaient leur maison comme si elle pouvait leur répondre. La nuit qui tombait sans que les lumières ne s’allument.
Il comprit que sa liberté venait d’un drame.

Marrant !

Une femme couverte de poussière distribuait de l’eau aux gens dans la rue. Théodore en profita.
La faim le tenaillait maintenant. Il se planqua à l’arrière d’une maison pas trop abimée. Rapidement, il pu profiter de l’inattention des habitants pour récupérer des fruits et un plat de riz dans la cuisine. Au passage, il attrapa un téléphone mobile oublié sur une table.

Le téléphone ne fonctionnait pas, il ne trouvait pas le réseau. Théodore le jeta contre un mur.

Il faisait nuit noire maintenant. Les habitants de Port-au-Prince se préparaient à camper dans la rue.
Une fille passa devant lui. Théodore la suivit. Elle portait une robe a fleur couverte de poussière grise. Hagarde, elle marchait lentement, sans but. La rattrapper et la neutraliser fut un jeu d’enfant pour le jeune homme.

Théodore jouit bruyamment avant de se laisser tomber sur la jeune fille. Il avait eu un peu de mal à la pénêtrer cette pétasse pucelle. Mais cela avait été tellement bon. Sous lui la fillette était immobile. Pas un bruit. Pas un cri. Juste des larmes qui ruisselaient. Théodore rit et lui lécha la joue. Elle ne se débattait même pas.

« Dieu, ce que la vie est belle ! » se dit-il.
 


Nota : Suite au séïsme en Haïti, au moins 4.000 détenus se sont échappés de la prison de Port-au-Prince. La grande majorité est en liberté aujourd’hui, quelque part en Haïti ou ailleurs.
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 16:00

La journée debout et souriante,
Derrière en comptoir en Formica,
Aimable et avenante
Elle sert des repas
Personnage secondaire


Situé à l’angle de deux rues, le bistrot s’appelle tout simplement "le Carrefour". Les murs crépis, les appliques "bougies" en bois, les nappes vieux rose et les cadres défraichis sont posés là depuis une éternité. L’endroit est vieillot, immobile dans une banlieue ou les enseignes changent quotidiennement. Il est simple, vaguement kitch. Accueillant.


Derrière le petit comptoir en formica, Sandra. Des cheveux courts et blancs encadrent sont visage marqué au regard sombre et doux. Elle porte une blouse sombre sur son chemisier clair. Ses lèvres rouge carmin représentent son unique coquetterie. Devant le bar, une paire d’artisans du coin. Ces deux hommes viennent déjeuner chez elle quotidiennement depuis dix-sept ans. Et chaque jour, ils se disputent, parfois violemment, jusqu’à l’insulte. Une fois, le peintre est partit du troquet en claquant la porte et n’est pas revenu de la semaine. Elle a continué à servir le plombier triste et solitaire en lui causant de la pluie et du beau temps.


Tout les jours, à douze heure dix, le fils de Sandra vient prêter main forte pour le service du déjeuner. Sans lui, elle aurait laissé tomber depuis longtemps. Elle aime le voir circuler entre les tables, plaisanter avec les clients, asticoter sa cuisinière. Mais elle voit la fatigue s’installer dans ses traits.


Bientôt ce sera finit. Un homme lui a racheté son troquet. Une offre inespérée. Une offre qu’elle ne pouvait refuser. Une offre qui lui permettra de laisser quelque chose à son fils et ses petits enfants.

 

Sandra va déménager.

Sandra s’en veut de laisser tomber ses clients.

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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 16:00
sensualite.gif
Homme sans visage
Homme du village



Je ferme les yeux. Il est là. Je ne le vois pas : je le sens. Sa peau douce et piquante. Son souffle. Son torse gracile qui attire mes doigts. La peau de son ventre. Son cœur qui bat contre ma poitrine.

J’ouvre les yeux.
Il est encore là. Je sens ses mains sur mon dos, ses lèvres sur mes seins. Je lui dit des bêtises, tout bas, à son oreille. Il rit, resserre plus encore son étreinte. J’aime ça.

Il est partit.
Ma vengeance est qu’il pense encore plus à moi que moi à lui.
Ma vengeance ?
Mon défit ! 
Ma sécurité.

Théoriquement, compliqué, concrètement simplissime.

Il a un problème.
Je crois que c’est moi.
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 16:00

Antoine,

Grand, noir, beau

Profil idoine

Long manteau

 

 C’était l’heure. Antoine fit deux tours avec son écharpe et ferma son manteau. Blanche Neige ouvrit pour lui la porte couverte d’autocollants. Il serra son hôtesse dans ses bras, l’embrassa tendrement, puis s’engouffra dans le couloir sombre et sale.
Descendre sans toucher les rambardes. Eviter de marcher dans les capotes qui jonchent le couloir de l’entrée.

 

Le marais… Quartier chic, population chouette, socles d’immeubles immondes.
D’un coup de pied expert, le jeune homme ouvrit la porte du bâtiment, se retrouvant le long de la véranda du bar bruyant. Il faisait froid. Antoine fit quelques pas vers les arches le séparant de la place des Innocents.

 

- « Caramel ! »

Il se retourna. Blanche Neige était au balcon du premier, son bonnet à la main.

- « T’as oublié ton couvre chef ! » dit-elle.

- « Envoies ! »

couple mixte 200Le bonnet blanc vola par-dessus la marquise de l’Acapulco, trouva sa voie entre deux drapeaux arc-en-ciel avant de le rejoindre parmi les mortels. Antoine le saisit en vol, se couvrit la tête.
- « A demain ma Blanche Neige ! », la remerciât-il, lui envoyant un baiser qu’elle attrapa pour mettre sur son cœur.


Une paire de touristes se retourna, vaguement surpris.

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 16:00

Doré
Se tient droit
Avec une épée
Il se voit
Instantané

L’Enveloppe dans la poche intérieure de son smoking, Tonio entra en scène. Ses cheveux noirs étaient plaqués en arrière au gel. L’habit de pingouin atténuait sa sensualité sauvage, lui donnant un air presque domestiqué. Il gagnait en noblesse ce qu’il laissait en masculinité.
Des mains invisibles avait placé la statuette sur le pupitre.
Tonio posa ses mains de chaque côté. Malgré son sourire, il était tendu. Il était sensé être neutre. Pourtant ses tripes se tordaient en lui. Que l’Académie lui ait demandé de remettre la récompense lui donnait le fol espoir que le nom sur le carton soit celui de Pedro.
Les lumières baissèrent.


Dans un état second, Tonio lu les cinq titres de films et les cinq noms des réalisateurs.
Les lumières revinrent.
oscar Antonio+PedroTonio sortit l’enveloppe de sa poche. L’ouvrit d’un geste nerveux, attrapa le carton. Sa vision était trouble. La peur de la suggestion, il lut plusieurs fois le nom inscrit avant de le clamer au microphone.

Aussi ému que son ami, Tonio accueillit Pedro sur l’avant scène. Pedro le prit dans ses bras, le serrant très fort, dans un élan au relent de passé. L’envie de s’embrasser les submergeaient tous les deux. Mais ils résistèrent. Les américains ne comprendraient pas.

Au bord des larmes, regardant son ancien amant remercier l’Académie pour cet Oscar, Tonio mesura le chemin parcouru par deux petits castillans ambitieux.

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