
Homme sans visage
Homme du village Je ferme les yeux. Il est là. Je ne le vois pas : je le sens. Sa peau douce et piquante. Son souffle. Son torse gracile qui attire mes doigts. La peau de son ventre. Son cœur qui bat contre ma poitrine.
J’ouvre les yeux.
Il est encore là. Je sens ses mains sur mon dos, ses lèvres sur mes seins. Je lui dit des bêtises, tout bas, à son oreille. Il rit, resserre plus encore son étreinte. J’aime ça.
Il est partit.
Ma vengeance est qu’il pense encore plus à moi que moi à lui.
Ma vengeance ?
Mon défit !
Ma sécurité.
Théoriquement, compliqué, concrètement simplissime.
Il a un problème.
Je crois que c’est moi.