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Nulla dies sin linea

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Vivre ou rêver sa vie...

Vous êtes sur un blog d'écriture qui a connu plusieurs mutations. Ce blog suit ma route depuis de nombreuses années désormais, perdant ou gagnant du contenu au gré des vents et de ma météo intérieure.

Cette route me plait, son paysage est plutot sympathique, parfois surprenant, burlesque ou inatendu, mais toujours intéressant, enrichissant à mes yeux.

Mi 2010 la route a biffurqué en angle droit, changeant brusquement d'orientation, de paysage et de destination. Le nouveau décor est si riche que je lui dois toute mon attention. Cela implique moins de temps pour écrire ici, faisant mentir en ligne ma devise "Nulla Dies Sin Linea".

Presque 5 années ont passées. Une pause dans laquelle j'ai vécu tout plein de belles choses qui, si elle m'ont enrichie, m'ont éloignée de l'écriture. Aujourd'hui j'ai d'autres priorités : Ririe (née en 2012), Fifi (né en 2013) et Loulou (né en 2015)... sans oublier leur géniteur "l'homme".
Mais l'envie est toujours là, alors pourquoi ne pas reprendre un peu le voyage ? Je ne promets pas de faire du quotidien, juste d'essayer de reprendre mon carnet de croquis... peut être un peu différemment ?

Cordialement,

CMASC,
aka Sylvia George

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Cmasc, portraits croqués

Photo, peinture ou dessin, les portraits m'intéressent depuis longtemps. 
Que sait-on d'un personnage, face à son image ?
Que disent les lignes ?
Que cachent-elles ?

Je vous propose une expérience : chaque jour, à heure fixe, apparaît un nouvel article, portrait d'une personne réelle ou rêvée.  
Découvrez portraits croqués différement, par les mots plutôt que par les images. Acceptez cette invitation à un voyage dans l'imaginaire. 
Et profitez bien du paysage... 

23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 16:00
secours-haiti.jpg27 ans, dont douze de secourisme et huit de sécurité civile.
Seconde fois en Haïti. En 2008, faisait partie des équipes venues aider les populations suite à Hannah.
Héros qui s'ignore

Il était dans le premier avion français vers Haïti, avec 119 collègues. Le séïsme, c’était il y a 36h. Les quatre jours qu’il a vécu depuis le changeront. Il le sait. On n’a plus le même regard lorsque l’on sort des cadavres par dizaines de ruines instables.

Avec Nico, ils ont suivit une femme jusqu’à sa maison. Son fils est coincé dans les décombres. Elle assure qu'il  répondait à ses appels il y a moins d’une heure.
Ben se glisse entre les  décombres du premier et la dalle du second étage du bâtiment. Ben crie, appelle « Sébastien ! ». Pas de réponse. La femme supplie en créole son fils de répondre au secours. Nico les regarde, résigné.
Ils redescendent un escalier étrangement intact et cherchent une autre voie vers l’appartement de la femme. Nico s’avance, rampe dans une fissure. Ben et la femme appelle encore l’enfant qui ne répond pas.
Quelques instants passent pendant lesquel Nico s'enfonce plus profondément dans les ruines. A son visage lorsqu'il ressort, Ben comprend. La femme aussi.
Sébastien est mort depuis plusieurs jours.
Sa mère n’a pas la force de le pleurer

Sur les bords de la route, les Haïtiens marchent lentement en file indienne. Ils suivent le rythme d'une chanson en dansant, tous emportés dans une même mélopée. Ces hommes et ses femmes remercient Dieu : ils sont en vie.
A l’arrière du pic up, Ben  a la chair de poule : il ne lâchera rien.

Deux heures de sommeil, une ration de pattes et il ira rejoindre les autres à l’école de la trinité.
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