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Nulla dies sin linea

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Vivre ou rêver sa vie...

Vous êtes sur un blog d'écriture qui a connu plusieurs mutations. Ce blog suit ma route depuis de nombreuses années désormais, perdant ou gagnant du contenu au gré des vents et de ma météo intérieure.

Cette route me plait, son paysage est plutot sympathique, parfois surprenant, burlesque ou inatendu, mais toujours intéressant, enrichissant à mes yeux.

Mi 2010 la route a biffurqué en angle droit, changeant brusquement d'orientation, de paysage et de destination. Le nouveau décor est si riche que je lui dois toute mon attention. Cela implique moins de temps pour écrire ici, faisant mentir en ligne ma devise "Nulla Dies Sin Linea".

Presque 5 années ont passées. Une pause dans laquelle j'ai vécu tout plein de belles choses qui, si elle m'ont enrichie, m'ont éloignée de l'écriture. Aujourd'hui j'ai d'autres priorités : Ririe (née en 2012), Fifi (né en 2013) et Loulou (né en 2015)... sans oublier leur géniteur "l'homme".
Mais l'envie est toujours là, alors pourquoi ne pas reprendre un peu le voyage ? Je ne promets pas de faire du quotidien, juste d'essayer de reprendre mon carnet de croquis... peut être un peu différemment ?

Cordialement,

CMASC,
aka Sylvia George

Archives

Cmasc, portraits croqués

Photo, peinture ou dessin, les portraits m'intéressent depuis longtemps. 
Que sait-on d'un personnage, face à son image ?
Que disent les lignes ?
Que cachent-elles ?

Je vous propose une expérience : chaque jour, à heure fixe, apparaît un nouvel article, portrait d'une personne réelle ou rêvée.  
Découvrez portraits croqués différement, par les mots plutôt que par les images. Acceptez cette invitation à un voyage dans l'imaginaire. 
Et profitez bien du paysage... 

13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 16:00

Sapin

Grand vert, piquant

Une odeur caractéristique

Perd ses cheveux dès qu’il arrive à domicile

Héros déchu

 

Montée de sève

L’arbre est arrivé dans son filet, le second samedi de Décembre. Ce sont les enfants qui l’ont choisi. La famille Martin a passé une partie de la matinée de jardinerie en jardinerie, à la recherche du candidat idéal. Une fois sélectionné, l’arbre à été saucissonné puis porté jusqu’au monospace par un Papa et ses enfants. Après l’avoir casé tant bien que mal dans la voiture, ils s’y sont mit à quatre pour lui faire monter les marches jusqu’à la maison.

Une fois dans le séjour, Maman Martin a coupé les larges mailles qui emprisonnaient l’épicéa. Papa Martin l’a installé dans son socle, le calant le plus droit possible. Il remplit le réservoir d’eau avant de camoufler le pied par un sac de plastique doré.

Ensuite, commençant par les guirlandes, plaçant les décorations fragiles en haut, les Martin ont décorés l’épicéa au son de leur unique disque de  chants de noëls qui passait en boucle.

 

Floraison

Sous l’arbre scintillant sont disposés les nombreux cadeaux de la famille Martin. Grand-mère Martin est avec eux. Elle admire les décorations façonnées par ses petits enfants. Grand père Martin n’est plus.

Au centre de la pièce, l’arbre règne sur la fête.

 

Récolte

Madame Martin range d’abord la crèche provençale. Chaque santon a son emballage individuel de coton et tissu. La boite qui les contient est précieusement remisée dans le haut de l’armoire parentale jusqu’à Décembre prochain.

Hier, c’était la fête de l’Epiphanie. L’arbre a tenu de son mieux jusque là.  Une boule en verre tombe et se brise lorsque Madame Martin retire la dernière guirlande électrique. Elle jure.

Comment ranger les guirlandes sans qu’elles s’emmêlent ? Le problème n’a pas de solution miracle.

Les décorations sont posées une à une dans un carton marqué « Noël » qu’elle fermera au ruban adhésif avant de monter le carton au grenier. Puis Monsieur Martin remonte le sac à sapin sur l’arbre. Trop haut, encore trop piquant, l’arbre transperce le sac et dépasse. L’homme jure.

Seul, il se charge de descendre l’arbre jusqu’au trottoir ou les éboueurs finiront de se charger de lui. Les épines dispersées durant les fêtes seront récoltées sous les meubles jusqu’à pâques.

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 16:00

eventail-de-visuels.gifVenu en France, il y très longtemps depuis un de ces pays à l’est de l’Europe.
A l’époque, il y avait un mur séparait son pays du notre.
A fait toutes sortes de métiers, de ramasseur de fruits à plombier sur des chantiers de construction.
Il est vieux.
Il est fatigué.



Pierre se tient droit, les pieds dans l’alignement des épaules, le blouson un peu ouvert. Il s’est placé à l’entrée de la supérette, face aux caisses. Tout les jours, il arrive à 10h30, reste jusqu’à 14h et revient de 16h30 à la fermeture.
L’itinérant. C’est le journal qu’il vent pour pouvoir manger.
A force, il a apprit à reconnaître tout les visages du quartier. Depuis cette fille là, avec son sac rouge qui achète ses plats en portions individuelles jusqu’au gérant du magasin, actuellement entrain de ranger le rayon « bio » qu’un gamin du quartier à fait verser avec son chariot. Une dame vient vers lui, lui sert la main, achète son journal, prend le temps de lui souhaiter une bonne soirée.
Pierre touche une retraite.
Les trente-huit années qu’il a passé à travailler en France lui permette de toucher 567.43 euros par mois depuis son soixante-cinquième anniversaire. Net.
Pierre ne se plaint pas : il a un toit au dessus de la tête

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 16:00

Brune, yeux vert.

Métisse sino-amer-indienne.

Grande, sportive. A financé ses études d'hôtellerie en travaillant comme cascadeuse équestre.

Mère de 4 enfants. En adoptera 2 de plus.

Personnage principal

 

Suzanne sortit de la chambre, remit la clé sur la serrure, coté extérieur. Ses cheveux noirs brillaient au soleil. Elle se retourna, lui sourit de ses grands yeux verts. Les papillons dans son estomac reprirent immédiatement leur envol.

John ouvrit la portière côté passager. Elle s’avançait vers lui, aérienne, souple. Ses hanches balançaient légèrement à chaque pas. Immobile, la main sur le montant de la portière, il la regardait s’avancer vers lui.

Suzanne s’arrêta, à un demi-pas de distance. Son parfum épicé monta au nez de John. Sa peau sombre, mate était assez proche pour qu'il en détaille le grain. L’effort qu’il faisait sur lui-même devenait supplice.


"Merci." Dit-elle.  


Doucement, elle se rapprocha. Ses mains touchèrent les épaules de John. Elle se mit sur la pointe des pieds pour l’embrasser. Un baiser tendre, presque chaste, comme un premier baiser d'adolescent.
Leur premier baiser.

Elle se dégagea de ses bras -il ne se souvenait pas de l’avoir enlacée- et monta dans la voiture. Machinalement, il claqua la portière et monta de son côté.

Sans un mot, il démarra le moteur. Elle alluma la radio. 

"Hotel California", des Eagles.


La voiture roula, comme dans un rêve.



« You took the word out of my mouth. It must have been when you were kissin’ me »

 

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 16:00

Blonde, cheveux dorés
Yeux pairs
Petite fille potelée et souriante, la grâce de ces personnes dont la douceur d'âme transparait dans le visage
Héroïne


Adélie ne sait pas quoi penser de sa cousine. La dominante Arielle ne souffre pas le "non", cela elle l'a bien comprit. Mais pourquoi donc devrait-on toujours lui obéîr ? Qu'est-ce qui l'autorise à mener le monde dans Son sens à elle ?
Adélie pensa au grand chênequ'elle voit depuis la fenêtre de sa chambre. Le vent léger d'automne dans les branches qui fait tomber les feuiles. Au gel qui, en hiver fait parfois tomber une branche. Aux oiseaux qui nichent en son sein au printemps. Et aux sieste qu'elle fait à son pied au plus chaud de l'été. Le chêne évolue tout le temps.
Comme les saison, comme tout.
Arielle devrait savoir cela non ? C'est elle l'ainée après tout.

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:00

Blond, yeux noisette
huit ans
Part en courant lorsque quelque chose le contrarie
Est souvent contrarié
Héros malgré lui


Valentin partit en trombe une fois de plus de l'autre coté du terrain de foot . Furieux, Yannick se précipita derrière lui, criant de ne pas aller vers le ruisseau. Valentin biffurqua bien évidement vers le gave, sautant sur les premières pierres.
(...)
Tout les enfants descendent du train, tombent dans les bras de leurs parents. La plupart sont tellement content de les retrouver qu'ils en oublient de me dire au revoir.
Ce n'est rien, leurs sourires me suffisent.
Un seul reste aabandonné sur le quai, cherchant du regard sa mère parmi cette armée de grandes personnes inconnues : Valentin. En moins de vingt minutes, enfants, parents et valises ont quitté le quai, repartant aux quatres coin de l'île de France.
Debout, bien droit, paraissant si fragile dans son Tshirt à rayure et son bernuda trop grand, Valentin n'a pas bougé. Je suis maintenant près de lui. Sa mère n'est pas en retard. Je l'ai appelée. Elle a tout simplement oublié qu'il rentrait aujourd'hui.
Valentin avait déjà comprit lorsque j'ai raccroché. Il n'était même pas surprit.

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 16:00

Chatain clair, les cheveux fins, filins
Les yeux clairs, changeant de couleur avec le temps
A beaucoup vu, veut en voir encore beaucoup, mais que du beau...
Héroïne, puis personnage secondaire

Marie regarde sa petite fille comme pour la première fois. Une adulte désomais. Tellement différente de ce qu'elle était au même âge. Tellement similaire. Catherine était amoureuse et elle ne lui en parlait pas. Son amoureux la faisait souffrir et elle ne lui en disait rien. 
Comment la faire se raconter ?
Aller s'assoir sur son lit dans sa chambre, comme quand elle était enfant ?
Lui demander ce qui la trouble, là, maintenant, dans cette cuisine ?

Pourquoi n'existe-t-il pas un mode d'emploi de la bonne mère adapté à chaque enfant ? 

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 16:00
Homme beau
Homme célèbre
Homme cruel
Homme perdu
Héros d'une héroïne


C'était il y a seulement trois ans. J'avais vingt cinq ans, je finissais de longues études de littérature. Mon premier roman venait de paraître et connaissait un certain succès. C'est pour cela qu'Il a souhaité me rencontrer. Il est l'objet de ce récit.
Ou plutôt, il en est la cause.
J'ai décidé de le renommer et de l'appelr "Thésée". Thésée (donc) est un critique littéraire qui a pour habitude de détruire les jeunes auteur à coup d'ironie. Lui même romancier, il ne conçoît pas qu'une jeune personne sans expérience (puisqu'elle est jeune) prenne la plûme pour écrire autre chose que des aneries.
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 16:00
Rousse, yeux clairs.
Normande de coeur et d'âme.
Grande, fine, rêveuse, elle a grandit auprès de Xavier, son meilleur ami.
Héroïne


Il n'avait pas fait si chaud en Avril depuis de nombreuses années. Pas un seul nuage à l'horizon. Le soleil était haut dans le ciel. La plupart des personnes présentes portaient des lunettes de soleil.
Le prêtre commença la cérémonie.
Mon costume bleu ciel était trop chaud pour la journée et je transpirait. Je regardais la boite blanche, face à moi, devant le trou béant. Ma cravatte bleu à gros poids vert, la préférée d'Héloise, m'étrangle. D'un geste sec je la desserre. Annie me jette un oeil réprobateur. Cela faisait longtemps. elle sert la main de l'Enfant. Sa robe à fleurs souligne ses formes douces. Elle est belle, bien plus qu'il y a vingt ans. Sa dignité de Madame cela-ne-devrait-pas-se-faire-ainsi lui va bien. Même si cela la rend littéralement indésirable. L'Enfant d'Héloïse a encore grandit. L'enfant retient ses larmes, mais ses yeux clairs sont visiblement humide et ses lêvres tremblent.
Le prêtre fait son discours.
Les fleurs, la foule colorée choquent dans le cimetière.
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 16:00

Mountains.jpgBrun, yeux bleu,
peau mate –amérindien–
Rencontre à 13 ans la mère de Diana. Diane naitra 9 mois plus tard.
Appartient à Diana
N’appartient qu’à Diana
L’un de ses parents à battu à mort l’autre avant de se donner lui-même la mort lorsque Greg n’avait que neuf ans En grandissant Gregory fait des étude de littérature, journalisme et théatre. Devient acteur de théatre/cinéma mais stoppe sa carrière à 35 ans en même temps que Diana. Devient romancier sous un nom de plume puis sous son vrai nom.
Personnage secondaire puis principal
 

Gregory se sentit mal une bonne partie de la nuit. Au petit matin, il sortit sur la terrasse, s’asseyant à même le sol face à la plaine. Les papillons dans son ventre s’étaient muées en une barre de fer. remontant ses jambes, Gregory appuya son menton sur ses genoux. Sans le voir, il regardait le jour se lever sur la plaines au milliers d’arbres.
(…)
Lorsque Johanne vint le rejoindre il n’avait pas bouger d’un pouce. La jeune femme lui trouva l’air encore plus fatigué que la veille. Malade. Sa peau mate avait un teint cireux. Ses yeux clairs étaient de billes scintillants au fond de ses orbites. Sans un mot elle s’assit auprès de lui. - « C’est finit »,dit-il sans prendre la peine de la regarder, « je me rends ».

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 16:00

cabane.jpgHomme entre 35 et 40 ans.
Grand, brun, yeux noisettes.
Se demande encore parfois ce qu'il fera lorsqu'il sera grand.
Personnage principal


De tôle et de bois, la cabane a au moins vingt ans. Aujourd’hui, il la repeint pour son beau fils. Toit lie de vin et murs vert bouteille. Le choix des couleurs est important. Tout comme celui du rouleau et des pinceaux. Sylvain pose l’échelle sur le mur. D’un pied il appuie sur le premier pour vérifier qu’elle ne s’enfonce pas trop dans la terre. Puis il se recule pour s’assurer qu’elle est bien placée. Attrapant le sceau de peinture de la main gauche, il monte les barreaux précautionneusement. Accroche le pot au dernier barreau avant de redescendre chercher rouleau et pinceaux.

Sa sœur le regarde depuis la maison. Il porte un bleu de travail et des bottes de caoutchouc. Pour contrer le soleil de ce jour d’été, il porte un chapeau de paille. Chacun de ses geste semble réfléchit, chorégraphié.

D’où vient cette impression de déjà vu ?

 

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